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Mr le Président les Chinois ne viendront peut-être pas acheter l’arachide mais la « Chine » sauvera la campagne arachidière.

Pourquoi les Chinois ne viendront pas ?

 

Le Plan Ababacar NIANG

Les Chinois ne viendront pas acheter l’arachide de cette campagne 2017 pour plusieurs raisons dont on n’en citera que deux :

1. L’envie compulsive de se remplir son escarcelle:

le Sénégal a commis une erreur administrative énorme en apposant une taxe sur les exportations de l’arachide après que les Chinois aient été attirés par notre arachide en faisant des campagnes arachidières une aubaine pour nos cultivateurs bien que la dernière de 2016 ait été une véritable catastrophe avec de très mauvaises récoltes. Déjà les Chinois commençaient à hésiter, en raison du fait que beaucoup de pays jaloux leur faisaient croire que le sol Sénégalais est tres fatigué car avant l’indépendance jusqu’à nos jours l’agriculture du Sénégal est essentiellement basée sur la filière arachidiere.

Ce qui a déjà semé le doute dans leur pensée. Ajoutez à cela le gouvernement du Sénégal, analysant le taux des exportations de l’arachide en Chine a voulu gagner plus en apposant une nouvelle taxe sur la filière. Cela a certainement découragé les Chinois ; ce qui les a poussé à explorer d’autres marchés et même d’autres denrées en l’occurrence le cajou.

2. L’offre alléchant d’un puissant concurrent : Avant même que l’Etat ne fixe les prix de vente de l’arachide pour le démarrage de la campagne, nombre d’analystes ont manifesté le sentiment que les Chinois ne viendraient pas. Mais une fois le prix fixé, nous en avons eu la certitude. Pourquoi ? Parce que les Chinois avaient des vues sur une meilleure offre.

En effet, l’arachide des États-Unis affiche un prix plus compétitif que le prix FOB Sénégal (taxe et transport non inclus) et promet des taux beaucoup plus alléchants a la Chine. Business pour Business, les Chinois étaient obligés d’acheter chez les Américains. Le gouvernement du Sénégal a voulu sauver les meubles malgré tout en enlevant la taxe, mais en vain. La loi du business avait déjà tranché en faveur des Américains en raison de leur offre plus compétitive aussi bien en termes de prix que de qualité.

La « Chine » sauvera la campagne si et seulement si :

Les sénégalais s’inspirent du modèle chinois en se renfermant sur eux-mêmes pendant un certain temps et exploiter le bon côté de cette mésaventure. Il s’agira de procéder comme la Chine il y a de cela 50 ans en se refermant sur elle-même, resserrer son étau sur les importations, produire et consommer local.

La filière arachide est une denrée dotée de toute une ribambelle de produits dérivés : l’huile d’arachide (seggal), le beurre d’arachide (tigadégué), l’arachide grillée (le guerté thiaff) etc. Tous ces dérivés exploités à bon escient pourraient être très bénéfiques pour le Sénégal et être source de la création de milliers d’emplois.

D’abord le gouvernement sénégalais devra injecter un budget de 1-5 milliards pour la campagne agricole de cette année et doter les cultivateurs d’unités complètes de transformation d’arachide allant de la machine à décortiquer, la machine à griller, a celle pour la production d’huile d’arachide avec raffinerie complète, le beurre d’arachide, la production de pots et bouteilles d’emballage et pour la production d’aliments de bétail.

Cette unité complète pourrait assurer la production de 30 tonnes d’arachides décortiquées par jour, de 5 tonnes d’huile/ jour et d’une tonne de beurre d’arachide/jour et de plus de 10 tonnes d’aliments pour les animaux domestiques. Cela coûterait au gouvernement du Sénégal 25 millions maximum par unité si l’achat s’opère en Chine.

En installant 100 unités de transformation, notre pays pourrait ainsi créer des milliers d’emplois. Cela nous coûterait 2,5 milliard de francs CFA pour créer 50 à 100 emplois par unité, soit 5000 à 10 000 emplois directs.

Certains diront que c’est ambitieux mais une telle opération est parfaitement réalisable et en moins de 3 mois le Sénégal pourrait faire partie des grands producteurs de produits dérivés de l’arachide (huile, beurre, etc.) en Afrique de l’Ouest et même partout Afrique. Nous boosterions ainsi notre industrie, et par la même occasion le sous-secteur de l’agro-industrie.

Ensuite vient le problème de l’investissement.

Si l’Etat ne dispose pas de ces 2,5 milliards, la Chine pourrait lesfinancer. En effet, les Chinois préféreront investir plutôt que de venir acheter l’arachide. De plus, le gouvernement chinois pourrait aider l’Etat du Sénégal à inciter ses compatriotes à investir dans l’acquisition de ses machines. La Chine pourrait également appuyer le Sénégal à travers une dette souveraine ou même garantir la dette pour l’achat à crédit de ces machines payable en 3 ou 5 ans. L’Etat du Sénégal pourrait manifester sa bonne volonté en versant un acompte de 30 %. Si l’Etat du Sénégal n’arrive pas à obtenir ce financement des autorités chinoises, il pourrait solliciter des privées sénégalais et même nos amis commerçants qui sont très liquides.

Enfin qu’en est-il de la commercialisation des productions ?

L’Etat du Sénégal devrait être courageux et ferme en interdisant toute importation d’huile et des autres produits dérivés de l’arachide. Il devra imposer la consommation locale au moins en ce qui concerne l’huile et la beurre d’arachide. On cuisinerait avec notre propre huile et l’on préparerait nos « dakhines » et « mafés » avec notre « tiggadegué » national.

Si par jamais nous ne parvenons pas à consommer toute la production - ce dont nous douteons très fort – nous pourrions alors exporter. Et il certain que la Chine serait preneuse, sinon l’espace sous-régional de la CEDEAO qui est un marché de plus de 300 millions d’habitants.

En résumé, nous pensons que le Sénégal devrait profiter du désistement des Chinois pour booster son économie dans le domaine de l’agro-industrie et l’agro-alimentaire en ce qui concerne l’arachide.

D’ici là, les cultivateurs devront prendre leur mal en patience mais les retombées de cette initiative leur seraient plus que bénéfique.

En budgétisant on avais prévu 5 milliards qui seront utiliséscomme suit :

• 2,5 milliards pour l’acquisition des unités de transformation

• 2 milliards en guise d’avance sur achat de matières premières(l’Etat décidera le pourcentage pour les paysans).

• 0,5 milliard en guise de fond de roulement pour les imprévus.

Ceci est une suggestion d’un sénégalais de Chine du nom de Ababacar NIANG PDG de GROUPE TGS pour donner un début de solution au Président de la République son Excellence Mr Macky Sall sur cette situation désobligeante que personne ne lui souhaite.

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